Le 18 juin 1996 diparaissait Glenmor - Maël-Carhaix, halte définitive du barde - ne connut jamais pareille foule ni pareil deuil. Ce jour-là « la Bretagne pleurait aux portes d'Occident ».
Glenmor est mort,
Vive Glenmor !
Un an après, cet ouvrage propose une cinquantaine de contributions de toutes formes et toutes plumes: témoignages, interviews, poèmes... Chacune à
sa manière met à jour les multiples facettes du personnage hors normes
que fut Milig ar Skañv, dit Glenmor: le poète, le chanteur, le militant
breton, l'homme de foi anti-clérical, le révolté et le rebelle,
« le plus grand braillard que le Poher ait jamais vu naître » comme
il se définit lui-même... Certains le connurent bien, d'autres l'aimaient,
d'autres encore furent fortement influencés par le message du barde-combattant
tant il est vrai que ses paroles réveillèrent beaucoup de Bretons et que
le souffle puissant de ses mots court toujours dans les têtes.
« Nous ne ferons pas pleurer Paris », chantait-il. C'est vrai, et là
n'est pas notre propos. Nous savons tous, depuis longtemps maintenant, que «
Sodome c'est Paris, et Paris c'est la France, l'on y crève à genoux,
l'on y vit tout pareil ». Mais il nous reste « Le parfum violent d'une patrie
à construire » comme l'écrivit Paol Keineg. Ni-hon-unan :
nous mêmes.
Texte de Martial Ménard
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