...Anjela Duval se fond dans les lumières, les bruits et les odeurs de Traoñ an Dour, son paradis sur terre. Sa maison, ses animaux, ses arbres, ses fleurs, ses végétaux, ses eaux courantes, le ciel changeant sur sa tête qu'elle sait ausculter, les moindres tressaillements de près comme les échos de loin, toute la campagne autour d'elle la nourrit de corps, d'esprit et d'âme au rythme des instant, des heures, des jours et des saisons sans qu'elle ait besoin de recourir à l'almanach. Cela provoque en elle des effusions d'une redoutable simplicité qui confinent parfois au vertige métaphysique sans y verser jamais. A quoi bon. Il lui suffit de faire soupçonner au lecteur l'état où elle s'est mise et dont elle sait toujours s'évader à temps.
La prochaine inspiration l'y fera retomber...
Extrait de la préface de Pierre-Jakez Hélias
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